Santiago aux 1000 visages
Contrairement à ce que vous pourriez penser, ce blog n'est pas encore à l'abandon, mais le rythme effréné de la vie de plaisancier à Santiago ne nous a pas donné souvent l'occasion de vous conter nos dernières aventures. Comme il serait désormais trop long et fastidieux de relater l'ensemble de nos soirées culturelles/carretes/discussions interminables autour d'un pisco/vie nocturne de Santiago etc., nous avons eu l'idée de vous faire découvrir les travers de Santiago, capitale de contrastes.
Dès notre arrivée nous avons été plongées dans un univers occidentalisé qu'est le centre de Santiago. Ce monde là est peuplé de grands immeubles, de larges avenues rectilignes ainsi que de gigantesques mall dignes des plus grandes cities américaines. Pléthore de Ripley, Paris et Falabella, véritables temples de la consommation, attirent l'œil du citadin moyen, toujours à l'affut de la dernière technologie inutile sortie. Car il faut préciser que grâce aux multiples iphone, mac, et blackberry, le chilien et facebook ne font plus qu'un. Au boulot, dans le métro, et jusque dans les salles de cinéma, il est toujours disponible pour une quelconque conversation sur l'un de ces réseaux sociaux.
Un peu moins addict, mais tout de même, c'est entre deux pauses facebook/skype, que nous prenons enfin le temps de déambuler dans la ville, afin de quitter notre cocon familier qu'est le centre-ville, à la recherche de nouveaux horizons.
C'est ainsi que généralement le mardi nous enfilons nos traditionnelles converses (en guise de chaussures de marche) et nous armons de notre meilleure volonté, appareil photo en main et lunettes de soleil sur la tête, nous voilà parties à l'aventure...LOL!
L'une de nos première découverte fut celle du quartier de la Vega. A l'origine marché traditionnel de fruits et légumes de la ville, celui-ci s'est diversifié dans la vente de fruits de mer, viande, fromage, et tous type de produits propres (ou non, car l'hygiène n'est pas la priorité!) à la consommation. Ici, les prix sont incroyablement bas et la qualité des produits frais hautement supérieure à celle des supermarchés.
Bien que situé à quelques centaines de mètres du centre-ville, celui-ci s'apparente déjà à un autre monde. Au pied des maisons de tôle, des carrioles tirées à la force des bras transportent la marchandise des entrepôts aux étalages, dans des rues de terres, parsemées de flaques d'eau et de boue. Les vendeurs sont à l'affut du moindre client, auquel ils s'apprêtent pourtant à faire une ristourne simplement parce que : « que linda, que hermosa, que preciosa... ». Pour les clients non initiés que nous sommes, il est quasiment impossible de choisir et de faire la différence entre tous ces étalages regorgeant de couleurs toutes plus vives les unes que les autres, et de produits exotiques dont nous ignorons la nature, le goût et même le nom. Par ailleurs, la Vega est aussi le lieu idéal pour se remplir la panse dans un petit resto typique et bon marché (guide du routard, bonjour!).
| Mercado |
Pour ceux qui souhaiteraient s'échapper de l'effervescence citadine, en plein cœur de la ville deux cerros (petite colline encerclée d'immeubles et de quartiers résidentiels) vous offrent un moment de repos bien mérité!
Le premier, Santa Lucia, rappelle les jardins andalous, avec ses bâtiments ocres, sa végétation sèche et ses palmiers, ainsi que ses nombreuses fontaines. C'est également le lieu de rencontres de tous les amoureux (plus que tout autre lieu encore), tout âge confondu.
Le second, el cerro San Cristobal, montagne verdoyante dominant la ville, est le principal lieu de promenade des citadins en manque de nature. En effet celui-ci, n'est rien d'autre qu'une colline recouverte de forêt, que l'on peut à loisir arpenter de haut en bas, un funiculaire aidant pour les plus fainéants (pas nous!!! Pour une fois, gracias a Marcos). La montée à vélo reste possible pour les plus courageux.
Dans cette quête insatiable d'apaisement, le chilien se retrouve le week-end, en famille ou entre amis, en très peu de temps à la mer ou à la montagne. En effet, à 1h de Santiago, il a le choix entre deux destinations totalement différentes : Valparaiso/Viña del mar (cités balnéaires attitrées de Santiago) et le Cajón del Maipo (situé au cœur de la Cordillère des Andes). Ce dernier, se révèle être un lieu idéal pour de nouvelles expériences, telles que le rafting, le parapente, les stations thermales, les ballades à cheval ou encore pour de simple randonnées pédestres (à vos risques et périls, le site est infesté de pumas!).
| Cerro Santa Lucia |
| Cerro Santa Lucia |
| Cerro Santa Lucia |
| Cerro San Cristobal depuis notre appartement |
| Vue du cerro San Cristobal |
| Cerro San Cristobal |
| Cerro San Cristobal |
| Cajón de Maipo |
Nous n'aurons jamais fini de vous parler de Santiago, tant la ville est riche dans sa diversité. Des quartiers formés en tout et pour tout de trois rues, d'autres s'inspirant du modèle londonien ou parisien, ou encore tendant vers le modèle pavillonnaire américain... Finalement, Santiago est un mélange de nouveau et d'ancien, de pauvreté et de richesse, d'agitation et de sérénité.
Ci-dessous en vrac, quelques photos prises lors de nos pérégrinations au sein de la ville. Enjoy :)
| Calle Londres |
| Quartier de la Moneda |
| Quartier Lastarria |
| Museo de Bellas Artes |
| Quartier Bellavista |
| Quartier Bellavista |
| Quartier Bellavista |
| Quartier Bellavista |
| Quartier Bellavista (à deux pas de la Chascona, une des maisons de Pablo Neruda) |
Bueno, debo decir que la opción era de ustedes y si ustedes hubieran elegido el "funiculaire" yo habría dicho "d'accord", así que el mérito de no ser "fainéants" es completamente de ustedes (aunque, de todas formas, yo tampoco lo soy). La idea es que ustedes puedan conocer dando sus propios pasos en la dirección que ustedes decidan, yo soy el guía y puedo mostrarles cosas interesantes, pero puede ser aburrido algunas veces cuando alguien te dice adonde ir, por eso yo no lo hago.
RépondreSupprimerYo disfruté del paseo y me gustó saber sus reacciones y opiniones sobre el cerro y otras cosas, también fue bueno conocer a Maelle, durante el carrete obviamente no fue posible. En fin, espero que sigan aprovechando este medio para contar al mundo lo que ven y sienten. Besos!